Aujourd'hui j'ai discuté avec une amie, elle m'a raconté un bout de sa vie, dans laquelle elle a eu pas mal d'ennuis, et cela m'a fait penser aux miens, à mon vécu, et là m'est venu cette idée d'écrire « l'histoire de ma vie », même si celle-ci n'est pas encore terminée, j'éprouve déjà ce besoin de la raconter, et peut-être qu'ainsi je pourrai me soulager. j'ai zappé des trucs, c'est un résumé hein
Je suis née un jeudi vers 2h du matin je crois.................. bla bla bla bla on va passer sur les détails inutiles je crois que ça ne gênera personne.
Donc avançons un peu dans l'histoire, me voilà gamine, toute petite, toute maigre, très réservée et angoissée, juste un grain de poussière de plus dans le monde. Un grain de poussière qui ne sait déjà pas trouver sa place, et à qui les « autres » font peur. Malgré tout, c'était tout de même tranquille comme début de vie, je me souviens juste que même aussi jeune je n'étais pas comme tout le monde, car moi je n'aimais pas rire des autres, parce qu'ils étaient gros ou pas très beaux, ça n'avait simplement aucune importance à mes yeux, et je commençais déjà à me sentir seule.
Je me souviens aussi que je ne voulais pas voir les gens tristes, et quand je me retrouvais sur le canapé avec mon père et ma mère, je me sentais obligé d'aller autant vers l'un que vers l'autre pour ne pas faire de jaloux. Ca paraît peut-être idiot après tout, mais chez moi c'était comme un réflexe.
Et puis quelques années défilèrent, et c'est à ce moment que tout va changer. Je devais avoir dans les 7 ou 8 ans il me semble, quand ma mère a pris la décision de quitter mon père. A cette époque je ne savais pas vraiment comment réagir, je crois que c'est normal. Ma mère avait rencontré quelqu'un. Ce n'était rien de grave, quand je l'ai rencontré à mon tour, tout se passait très bien, j'avais même fait la connaissance de ses deux enfants avec qui on s'entendait bien mon frère et moi. Jusque là tout avait l'air de bien se passer, et puis il y a eu ces déménagements, le changement d'école. J'avais toujours cette sensation de solitude.
Et voilà je vivais avec ma mère, mon beau-père et mon frère, dans un appart'. Puis commençait la période où j'ai pris du poids, j'étais « grosse », et je ne me supportais pas, à cause de ce physique et parce j'étais trop timide, j'avais juste envie de me mettre des baffes ! Peu après j'ai commencé à avoir des crises d'angoisse, je crois que ça a commencé avec une sensation d'avoir un truc coincé dans la gorge et qui ne partait jamais. J'étais au collège à ce moment là, je me haïssais toujours et mes crises d'angoisse ont changé de forme, elles se manifestaient par le mal de ventre, enfin un mal de ventre imaginaire je pense, et j'avais peur d'avoir l'appendicite. Je ne foutais rien en cours, je n'ai jamais aimé ça.
Puis plus tard ma meilleure amie m'a laissé tomber, sous prétexte que je ne pouvais jamais rien faire comme les autres, et c'est effectivement une chose que je déteste. Et là, sans elle, je n'avais plus d'autre ami, alors à la récré, honteuse, je me cachais dans les toilettes jusqu'à la sonnerie. J'ai réussis à avoir d'autres potes plus tard bien sûr, mais à ce moment là, mes crises d'angoisse c'étaient aggravées, car un évènement avait tout cassé. La fille de mon beau-père venait vivre chez nous. On a été prévenu à la dernière minute, car sa mère voulait la mettre dehors. Et voilà le début des grosses emmerdes, mon beau-père faisait tout ses caprices, et oubliait les autres, sa fille le traitait comme un chien, d'ailleurs elle traitait tout le monde comme ça. Il était tombé dans son piège, et devenait même méchant. Celui que je voyais comme mon père m'avait laissé tomber lui aussi, et en plus il me faisait du mal, verbalement. Chaque jour je consolais ma mère, j'étais sa « confidente », oui on a toujours été très proche elle et moi. Je ne dormais plus beaucoup, mes parents ne cessaient pas de se disputer quand ma demi-s½ur passait le week-end chez sa mère. L'ambiance était tendue constamment, je ne supportais plus cette situation, et bien que j'aie tout tenté pour l'améliorer, ça m'est juste retombé dessus. C'est vrai que quand on ne s'en mêle pas, on ne risque rien.
1 an comme ça, j'en avais 13 ou 14. C'était simplement insupportable, tous les jours je prenais sur moi pour soutenir ma mère comme il faut, j'ai été forcé de grandir vite pour surmonter ce cape, et puis ma mère a fini par mettre la fille de mon beau-père dehors. Vous pensez sans doute que ça a été mieux après ? Et ben non, c'était bien bien pire, et mes crises devenaient de plus en plus « graves », et là elles se manifestaient par la peur de vomir, alors je ne mangeais presque plus rien, et je me bourrais d'homéopathie. Je me rappelle que j'avais mis tous mes médocs dans un petit panier, il était plein, et j'en prenais très souvent la journée et le soir, même la nuit. Je ne dormais presque plus, pour m'endormir j'étais obligée de lire un bouquin jusqu'à ce que je m'endorme dessus. Tous les soirs je tremblais, la langue collée au palet, les membres crispés, la respiration difficile etc en cours je ne mangeais plus rien ou presque, j'étais enfermée dedans, seule, et je n'arrivais pas à en sortir.
Je suis allée voir une première psy, mais elle n'a servi à rien.
Après la 3ème j'ai voulu faire de l'horticulture, alors je suis entrée dans un lycée horticole où j'étais interne. Je n'ai pas supporté. Je suis parti à la Toussaint. J'étais dans une chambre avec des gens que je n'aimais pas, j'attendais la douche pour pouvoir pleurer en dessous sans qu'on me voit, et j'avais toujours mes angoisses. Le soir quand j'appelais ma mère je la suppliais de venir me chercher, je lui disais que si elle ne le faisait pas j'étais capable de fuguer, et je l'aurais fait, sans aucun doute, quitte à se sentir seule, autant l'être pour de bon. Je rentrais les mercredi, et je repartais en train le jeudi matin vers 5h du mat' . Enfin à la toussaint j'ai pu partir. C'était un soulagement, sauf que mon beau-père faisait la gueule pour ça, et comme je restais à la maison et lui aussi, on ne pouvait pu se voir et c'était la guerre. Il m'avait fait tant souffrir, je lui en voulais.
Voilà comment j'ai passé 1an à la maison, j'ai envoyé des lettres à droite à gauche chez des fleuristes, mais rien. J'ai donc passé cette année à déprimer, à pleurer, à angoisser, à me perdre, mais aussi à mûrir. J'étais dépressive, vide, je n'avais plus d'âme, plus de vrais sentiments, juste de la haine et de la tristesse. Je crois que c'est à cette période que j'ai tenté de me suicider. C'est un mot qui fait peur en général je sais. Mais mon corps et mon âme ne tenaient plus, j'étais comme morte, rien que de m'en souvenir j'ai l'impression de replonger. Cette tentative, je l'ai faite en montant sur la fenêtre, chez mon père, j'étais faible et en larme, je crois qu'à ce moment je n'avais pas peur de la mort, mais j'ai entendu mon père m'appeler alors je ne l'ai pas fait. Il ne l'a jamais su. Il ne me connait pas, il ne sait rien de moi ou de ma vie, et je crois que c'est mieux comme ça. Puis à la fin de l'année j'ai trouvé deux potentiels employeurs en fleuristerie, je pensais avoir trouvé ma voie, et les deux cas ont foiré. J'étais la boniche d'une, et la poule aux ½ufs d'or de l'autre. Ce n'était pas les fleurs qu'elles aimaient, mais l'argent. J'ai été dégoutée de ce métier, et on était en septembre, la rentrée des classes se faisait. Je n'avais de nouveau rien. Alors j'ai pris ce qu'il restait, un bep secrétariat. J'ai d'abord eu du mal à faire confiance aux gens et au bout de quelques mois ça allait mieux. Et ça a de nouveau capoté, avec les autres, et avec moi-même. Mes angoisses devenaient violentes, jusqu'à me rouler par terre, ne plus respirer. Et j'ai fais la connaissance d'un mec homosexuel, on est vite devenu proche, mais il avait un problème d'alcool, de drogue, il était constamment euphorique, et était dépressif. Je suis devenue euphorique moi aussi, je faisais n'importe quoi, et je l'aidais à sortir de sa galère, quitte à retirer sa drogue de sa main et la jeter. Au moins j'ai réussis à l'aider, je peux être contente de ça déjà.
Après un an de bep, où je me sentais toujours très seule, j'ai voulu rencontrer des gens sur internet. Je suis sorti avec un d'eux. Très peu de temps car je n'étais pas amoureuse et il faisait exprès de toujours être d'accord avec moi. En même temps j'ai rencontré l'homme de ma vie. On peut appeler ça le coup de foudre je crois. C'était pendant les vacances d'été. Je n'allais sur msn que pour lui parler, il était si intéressant, il me passionnait, j'adorais lui parler, et c'était réciproque. Il avait une copine à cette époque, alors je n'osais trop rien dire, et j'étais déjà terriblement jalouse. Et un jour où j'étais chez un ami, il m'a dit que mes mots lui manquaient, je me souviendrai toujours de ce message, en plus je regardais un film « d'horreur » à cet instant, un film qui m'a plutôt fait rire d'ailleurs mais bon. Je me sentais aux anges. Le moindre de ces mots me faisaient tant de bien. Mais bien sûr il y a un hic à ça, quand je l'ai connu c'était un toxicomane. Il avait beaucoup d'ennuis que ce soit dans sa vie ou de santé. Mais moi je l'aimais, et je me donnais à fond pour le soutenir et l'aider à arrêter. Un peu plus tard, en sortant des cours, j'ai eu le plus beau message de ma vie, celui que j'aimais me disait qu'il était amoureux de moi. J'ai fais un bon et j'ai crié ! j'étais si heureuse ! à partir de là j'ai commencé à connaitre le bonheur, poèmes, messages pleins d'amour, déclarations, c'était parfait. On attendait qu'une chose c'était de se voir. Et puis il y a eu une chute en décembre, il replongeait et ne me parlait plus car il avait honte. Mais moi je l'aimais, je l'aimais tellement, j'aurais voulu prendre sa place pour le soulager. Au lieu de ça, je me suis mutilée. J'avais peur de le perdre, et je voulais prendre sa douleur. Alors je me faisais souffrir. J'en ai encore les cicatrices. Puis ça s'est arrangé. Et ça a basculé, arrangé etc je faisais moins de crises, mais elles étaient de pire en pire. Non seulement je me roulais par terre, mais je n'arrivais plus à crier ni à respirer, je tapais dans les murs ou ce que j'avais sous la main, et après ça j'étais sonnée et vide. Et on s'est enfin vu, au bout de 10 mois d'attente. Comment expliquer ce week-end...c'était merveilleux, il était merveilleux. J'étais heureuse, enfin. J'ai su tout de suite que c'était lui. L'homme de ma vie. On s'est vu le maximum de fois pendant toutes les vacances, c'était magique, parfait, c'était si bon d'être dans ses bras, de le sentir, de le toucher, de l'embrasser. Dans la même période mon père a chopé un cancer des os aussi, il est toujours sous traitement d'ailleurs.
Et à la rentrée j'ai continué en stg. J'avais 18 ans et 1 /2 et eux en moyenne 16. Déjà que je sentais la différence de maturité avec ceux de mon âge, là c'est encore pire. Et aujourd'hui je ne supporte pu les cours, ni les gens, et celui que j'aime le plus au monde ne me parle plus, car il a besoin d'une coupure pour encaisser un certain problème. Et moi j'ai peur, car je ne veux pas perdre cet être qui m'est si cher, je ne le supporterais pas. Je l'aime tellement. J'attendrai tout le temps qu'il lui faudra, car je ne veux pas d'autre homme que lui. Mais je voudrais simplement qu'il me promette de ne jamais me laisser, et de m'aimer encore et toujours, et de fonder cette famille dont on a tant envie....
Et chaque jour il me manque, de plus en plus, j'ai tant besoin de lui......je l'aime comme jamais personne ne pourra imaginer aimer....l'univers lui-même n'est rien comparé à cet infini sentiment...mon Matthieu, mon amour, ma vie, reviens-moi vite.....
en fait j'ai vraiment zappé pleins de trucs mais bon, c'est un résumé quoi.